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APPEL AUX MEURTRES SUITE

Est puni de un mois à cinq ans d'emprisonnement et de 1 000 000 à 20 000 000 de francs CFA d'amende, le fait pour une personne de produire, de mettre à la disposition d'autrui ou de diffuser des données de nature à troubler l'ordre public ou à porter atteinte à la dignité humaine par le biais d'un système d'information selon l'article 62 de la loi n°2013-451 sur la Lutte Contre la Cybercriminalité.

C'est ce qui a certainement fondé la peine infligée à YAO KOFFI par le Juge. Il avait été interpellé suite à un appel aux meurtres des enfants de gendarmes sur les réseaux sociaux, et condamné à 12 mois de privation de liberté à la Maison d'Arrêt et de Correction d'Abidjan (MACA).

C'est l'occasion d'attirer l'attention de tous sur les actes que nous posons sur internet. Les propos et actes illégaux sur l’espace public, le sont également sur internet. Ce que nous ne pouvons assumer et dire sur la place publique, n’a également pas sa place sur les réseaux sociaux.

La loi sur la cybercriminalité sanctionne d’amende et de peines de prisons les internautes délinquants. Poster, modérer, administrer, engagent notre responsabilité face à la population, mais surtout face à la loi.