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Côte d’Ivoire / Lutte contre la cybercriminalité: Ce que pensent les ivoiriens !

En 2013, la Côte d’Ivoire se dotait d’un cadre légal de lutte contre les infractions dans le cyberespace, avec les lois relatives à la protection des données à caractère personnel, à la lutte contre la cybercriminalité et aux transactions électroniques. 4 ans après, que pensent les ivoiriens de ces mesures prisent pas le gouvernement ? Des abidjanais se sont prononcés sur la question.

Kady C. (Juriste) : « On constate les effets de cette lutte … Ils ont peur de se faire prendre »

Le gouvernement a fait les bons choix. On constate les effets de cette lutte, le taux de cybercriminels a sûrement baissé, leurs activités sont quelque peu freinées par la peur de se faire prendre par les filets des organes compétents pour les réprimander ou les condamner. En tout cas on ne les sent plus trop dans la ville comme par le passé.

 

Ahmed K. (Economiste) : « les démonstrations d’argent (travaillement) ont diminué »

On peut relativement penser que les cyberdélinquants sont soit passés à autre chose ou rasent les murs pour ceux qui sont toujours en activité. Un indicateur concret, c’est le nombre de démonstration ostentatoire (travaillement) et autres actes de même type fait par les brouteurs, qui sont de plus en plus rares dans la ville.    

 

Loïc A. (Informaticien) : « … il faut plus de mesure de sécurité pour les entreprises »

La cybercriminalité n’est plus ce qu’elle était il y  a des mois, voire des années en arrière du fait des actions de répression du gouvernement. Cependant, il faut redouter la possibilité de ne plus avoir affaire à de petites arnaques de transfert d’argent ou chantage, mais à des attaques plus sérieuses sur des entreprises ou des institutions. Il faut plus de sécurité pour les entreprises privées et pour les institutions. Il ne faut plus craindre les petits poissons.  

 

Kader C. (Pharmacien) : « Nous sommes sur la bonne voie »

Je pense que les jeunes ont compris que ce qu’ils risquent est plus important que ce qu’ils gagnent. Cela grâce aux actions du gouvernement. Les publications de la PLCC et ses actions dissuadent les jeunes qui ont peur d’embrasser le pseudo métier de ‘’brouteur’’ ce qui n’était pas le cas avant. Je pense que nous sommes sur la bonne voie.

 

Jean P. Y (Eleve ENA) : « … Beaucoup reste à faire »

On pourrait penser que les choses ont évolué et que les brouteurs se font rares. On entend de moins en moins leurs noms ou sobriquets qu’ils aimaient se donner dans la ville, dans les maquis ou autres boîtes de nuit de la ville. Mais il y a d’autres arnaques qui sont apparues sur le mobile money et autres. Beaucoup a été fait, mais beaucoup reste à faire pour que les ivoiriens soient débarrassés des cyberdélinquants.

 

Angèle T. (Assistante de direction) : « il y a de moins en moins de e-mails d’arnaque »

Je n’ai jamais été victime d’arnaque puisque je suis très prudente. Mais on peut dire que les choses ont considérablement evolué.il y a de moins en moins de mails concernant un proche qui a des problèmes dans un autre pays contrairement aux années passées. Pour moi c’est un signe que beaucoup a été fait. De plus tout le monde est au courant de leurs techniques donc on peut se protéger en faisait attention.

 

Yasmine D. (Etudiante) : « leurs techniques sont connues »

Il devient rare d’entendre les noms des brouteurs dans la ville comme à une certaine époque. Il faut dire que leurs techniques sont connues que ce soit sur les réseaux sociaux, par téléphone ou autre. Généralement quand on tombe sur un de leur message on en rit parce qu’on les trouve ridicule.

 

Laurent T. (chef de projet) : « … il faut les prendre dans les maquis et bar »

Il y a de moins en moins d’arnaques. Avant les jeunes dormaient dans le cyber aujourd’hui ils y sont de moins en moins. Ils ont peur de se faire prendre, mais ils en existent toujours qui se cachent et qui cherchent d’autre moyens d’arnaquer les gens. Il faudrait pouvoir aller les traquer dans leur dernier retranchement. Généralement quand ils ont de l’argent c’est pour aller dans les maquis. Il faut  pouvoir les prendre à ce moment-là.

 

J. B. (Gérant de Cabine) : « on ne les voit plus dans le quartier… »

Je pense que les cyberdélinquants (brouteurs) ont diminué. On ne les voit plus dans le quartier (Cocody - Sogephia) comme avant. Ils étaient là à faire le malin à partir de 16h dans de grosses voitures. Aujourd’hui plus rien. Ceux que je connaissais ont soit repris les cours soit cherchent à faire quelque chose ou ont quitté le pays parce que la police les met en prison. Ils ont peur de se retrouver à la MACA.    

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