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Cybercriminalité / la loi, le partenariat public-privé, la famille, l’éducation…: Les clés pour une lutte efficace !

Lutter contre la cybercriminalité nécessite la participation et la mobilisation de toute la communauté.  Il faut le dire, la prolifération de ce fléau est une conséquence de laxisme de notre société, déjà à partir de sa plus petite composante, la famille.

Dégradation des mœurs, recherche de gain facile, l’argent à tout prix, sont autant de maux qui ont conduit bon nombre d'individus  à entrer de plein pied dans la cyberescroquerie. Aujourd’hui pour enrailler ce fléau la contribution de l’ensemble des acteurs de la vie sociale est plus que nécessaire. Elle est primordiale.

Dans cet article, la Plateforme de Lutte Contre la Cybercriminalité (PLCC) revient sur quelques points qu’elle juge important pour lutter contre la cyberdélinquance :

 1. Une loi et l’implication de l’Etat

Il est nécessaire qu’un cadre juridique encadre la lutte contre la cybercriminalité. Cet appareil sera le cadre d’implication du gouvernement en termes de répression, sans toutefois tomber dans des travers.

Encadrée, cette lutte se dote ainsi de fondements légaux, d’entités opérationnelles de repression et d’un cadre d’ouverture pour d’éventuels partenariats.

2. Le partenariat public-privé

Il s’agit d’une nécessité qui fait l’unanimité. Les acteurs du secteur privé (fournisseur d’accès, entreprise technologique, entreprise commerciale…) ayant un impact certain sur les populations ont leur part à jouer.

Faisant tout aussi parti des principales victimes de ces cyber délinquants, les entreprises du secteur privé doivent pouvoir trouver un cadre de concertation afin d’apporter un appui aux actions de l’Etat dans le cadre certes de la repression mais surtout de la sensibilisation (mieux vaut prévenir que guérir).

Ce partenariat viendrait  donc pour appuyer les Etats, car il faut se rendre à l’évidence. L’Etat ne peut pas tout faire seulD’où l’importance d’un cadre réglementer ou un outil de contrôle qui pourrait contraindre les entreprises dès leur implantation (dans leur cahier de charge) à apporter leur contribution (financière, technologique, logistique…) à cette lutte.

3. l’éducation, la famille. La base.

Considérée comme le socle de la société, la cellule familiale doit être le premier point de sensibilisation contre la cybercriminalité.D’où la nécessité d’informer les parents sur les risques qu’encours leurs enfants ou proches qui s’adonnent à ses pratiques.

Dans  l’absolu, il s’agira de relevé les mœurs de la jeunesse (l’âge moyen des cyberdelinquants en Côte d’Ivoire se situe entre 17 et 30 ans), en leur inculquant des valeurs de travail, de discipline et de respect de la chose d’autrui. L’implication des parents et très importante.

A défaut, le système éducatif de nos états devrait pouvoir sensibiliser les élèves sur les dangers de la cyberdélinquance et leur conséquence, pour l’émergence d’une jeunesse prête à relever les défis des nouvelles technologies d’une manière plus optimiste (légal).       

En Côte d’Ivoire, si le cadre juridique existe avec une loi sur la cybercriminalité, et un partenariat public - privé (opérateur - force de police) fort existe, de nombreux effort restent à faire dans le déploiement des moyens de lutte et de la sensibilisation.

L’adhésion de tous, est un impératif.