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IL DIFFAME UNE AUTORITÉ SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX

La diffamation est définie comme toute allégation ou imputation d'un fait qui porte atteinte à l'honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé. Lorsqu’elle est commise sur Internet, l’auteur tombe sous le coup de la loi sur la cybercriminalité.

En effet, suite à la profanation de la tombe de la star internationale de la musique ''Dj Arafat" plusieurs appels à témoin et avis de recherche ont été lancés par la police. Alors que la police est en attente d’information utile pour retrouver les auteurs et incitateurs de cet outrage, ses affiches sont modifiées. Pis, l’auteur OKA en a profité pour pousser l'affront jusqu’à ajouter le visage d'une personnalité politique du pays. Les publications antérieures de OKA sur les foras montrent qu’il est coutumier du fait. Cette fois ci, il a jugé bon d’accuser l’autorité d’être responsable du malheureux acte de profanation et a ajouté qu’elle figure sur la liste des appels à témoin lancé sur les réseaux sociaux. Cette image fait le tour d’Internet salissant ainsi l’honneur de l'homme d'Etat.

La PLCC (Plateforme de Lutte Contre la Cybercriminalité) a donc été saisie du dossier.

OKA a été interpellé puis emmené dans les locaux de la PLCC. Lors de son interrogatoire il a avoué être le seul utilisateur du compte OKA, il affirme également qu’il a agi ainsi parce qu’il existe une alliance entre son ethnie Senoufo et celle de la personnalité Koyaka. Notons que les investigations effectuées par la PLCC aidée par le LCN (Laboratoire de Criminalistique Numérique) ont permis de découvrir qu’il est l’utilisateur de trois autres comptes Facebook. Parmi lesquels, un, destiné uniquement aux publications diffamatoires sur les institutions de la république.

Le nommé OKA a été conduit devant le Parquet d’Abidjan où il pourrait être poursuivi pour diffamation et injures sur Internet.

Une fois de plus, un comportement irresponsable sur les réseaux sociaux a été préjudiciable pour un internaute. C'est le lieu de rappeler que la Côte d'Ivoire s'est dotée de moyen législatif et technique afin d'assainir son cyberespace. Des actions que, sieur OKA avait peut-être sous-estimées mais qui l'ont rattrapées.