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LA DIFFAMATION, UNE PRATIQUE QUI DOIT SORTIR DE NOS MŒURS

KKY a la trentaine et travaille comme agent dans un hôpital semi public. Il est ambitieux et travaille à son avancée professionnelle. Six mois après le début de sa carrière il est appelé par ses supérieurs. Il y répond avec enthousiasme, s’attendant à recevoir de bonnes nouvelles. C’est en effet ce qui se passe, car ses responsables l’informent de son prochain changement de statut suivi d’une revalorisation salariale. Cette information venue à point nommé ravi notre liftier et cela se fait sentir dans ses bons résultats. Il travaille sous l’autorité de DK et ils ont de bons rapports. Des mois après que KKY ait reçu l’information de sa promotion future, l’hôpital où il est employé est indexé sur Facebook. Une publication écrite sur un forum décrit l’établissement comme une structure de merde, qui ne respecte pas les droits de l’homme. Sous cette publication des commentaires peu agréables pleuvent. Chacun y va de son interprétation avec des propos susceptibles de tenir l’image de l’hôpital. C’est DK, un des responsables de la structure qui le constate. Offusqué et inquiet de cette situation, il saisit la Plateforme de Lutte Contre la Cybercriminalité (PLCC) pour élucider la situation.

L’enquête est ouverte et les investigations techniques du Laboratoire de Criminalistique Numérique (LCN) permettent de découvrir l’identité réelle du responsable de tout ce grabuge. Interpellé, ce dernier est conduit dans les locaux de la PLCC. Il se trouve que c’est un employé dudit hôpital, qui n’est autre que KKY. Il avoue les faits pendant son interrogatoire. Il explique que c’est par frustration qu’il a agit de la sorte. Et l’objectif de tout cela était d’accélérer sa promotion promise par ses patrons, qui tardait à arriver. Il n’a pas réalisé la gravité de cet acte diffamatoire.

La diffamation est le fait de tenir des propos portant atteinte à l’honneur d’une personne physique ou morale. Elle révèle du domaine cybercriminel lorsqu’elle se fait au moyen d’un système d’information (internet, ordinateur, smartphone,et...). Elle peut vous conduire en prison pour une peine allant de 5 à 20 ans d’emprisonnement.

C’est donc ce que risque KKY qui a été déféré devant le Parquet au terme de l’enquête. Il pourrait être poursuivi pour diffamation de personne morale sur un Internet.