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MON SUPPOSÉ AMI SE RETOURNE CONTRE MOI

Proférer des injures ou des menaces à une connaissance ou à un correspondant sur les réseaux sociaux ou par  SMS est une infraction. Nombreux sont ceux qui ignorent que cela est puni par la loi. Ce bref récit rapporte un fait réel qui va nous éclairer sur ce point.

Dame AZA, mariée, mère de deux enfants, embauchée dans une entreprise, a crée un compte Facebook dans le but de s’informer et de retrouver ses anciens amis qu’elle a perdu vue. Les années passent, sa fréquence sur les réseaux sociaux grandit en même temps que les dangers qui y sont liés. Elle est même informée sur la cybercriminalité. Dans le mois de février dernier, elle a fait la connaissance sur Facebook de <<Agohi Romaric Kouame>>. Ce nouvel ami avec qui elle échangeait couramment,  lui faisait des propositions de relations intimes. AZA juge ces propositions déplacées, vu qu’elle est une femme mariée, elle décide de rompre toutes conversations avec ce correspondant. Mais celui-ci réussit à la joindre par un autre moyen et  il lui envoie des messages injurieux. Il la menace d’utiliser ses photos pour faire des montages dans le but de faire croire à ses correspondants qu’ils auraient eu des rapports intimes. Dame AZA en parle à son époux et celui-ci décide de l’accompagner pour porter plainte à la Plateforme de Lutte Contre la Cybercriminalité (PLCC) afin de protéger sa femme de ces menaces.    

Les enquêtes menées par la PLCC en collaboration avec le Laboratoire de Criminalistique Numérique (LCN)  ont permis de découvrir la vraie identité du suspect. Interpellé puis interrogé, le nommé KAR a reconnu être le détenteur du profil <<Agohi Romaric Kouame>>, mais nie avoir eu des conversations avec Dame AZA. L’analyse de ses différentes activités sur les réseaux sociaux ont prouvé qu’il est bel et bien celui qui a envoyé ces messages à la victime. Mis devant les faits, il finit par tout reconnaître. Les réseaux sociaux sont fait pour rencontrer ses anciens amis et non pour en chercher de nouveaux. Faisons attention aux demandes d’amis que nous recevons sur les réseaux sociaux.

KAR pourrait être poursuivi pour injures et menaces de publication d’image à caractère sexuel sur internet. Il a été déféré devant le Parquet d’Abidjan.