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SE FAISANT PASSER POUR UN MÉDECIN, IL L'ESCROQUE

L’évolution de la technologie a pour mission première de faciliter le quotidien des populations. Ce n’est nullement un moyen pour assouvir des desseins malsains comme pourraient le penser certains. En effet depuis peu, l’une des stratégies développée par ces cyberdélinquants est l'usurpation d'identité. ils se font passer pour une de vos connaissances. Ensuite, ils sollicitent de votre part une aide financière face à un prétendu cas d’urgence.

Dame YM, jeune dame en pleine activité commerciale, reçoit un coup de fil de l’un de ses clients en la personne du Docteur AP. Celui ci ,lui fait savoir l’état de santé dégradant dans lequel se trouve son fils. Étant en déplacement , Il sollicite d’urgence l’assistance financière de celle ci afin de pouvoir couvrir les frais médicaux de son fils, promettant un remboursement à son retour. Émue de compassion face à ce client prestigieux, dame YM effectue différentes transactions électroniques dont le montant s’élève à 585.000 F CFA soit 893 EURO sur des numéros qu’il prendra soin de lui énumérer. Dans le souci de savoir dans quelles mesures AP. comptait lui rembourser, YM tente quelque jours plus tard de rappeler son débiteur . Ses tentatives resteront vaines. C’est alors qu’elle se rend compte de la supercherie dont elle venait d’être victime. Sans plus attendre, Elle saisi la Plateforme de Lutte Contre la Cybercriminalité pour y porter plainte .

Appuyé par le Laboratoire de Criminalistique Numérique ( LCN), les investigations de la PLCC ont permis de découvrir que les différents numéros utilisés appartiennent au nommé FI. Interpellé, FI reconnaît les faits en énumérant le nom de KI comme étant son complice. Il ajoute qu’il s’adonne à cette activité depuis 12 mois . interpellé à son tour, KI confirme les propos du premier interpellé. Il révèle s’adonner à cette pratique depuis 2 mois. Il serait donc important de garder à l’esprit que la perfection n’étant pas de ce monde, la prudence devrait être de mise.

Ils ont tous deux été mis à disposition du parquet d'Abidjan, et pourraient être poursuivis pour utilisation frauduleuse d’éléments d’identification de personne physique suivie d’escroquerie.