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SUSPECTÉ DE SEXTORSION ET D'ARNAQUE A L'HERITAGE: LE ROI DE LA NUIT, ''COMMISSAIRE 5500'' MIS AUX ARRÊTS

RAIMI ABDOULAYE dit « COMMISSAIRE 5500 », a été interpellé par les agents de la Plateforme de Lutte Contre la Cybercriminalité (PLCC). Il a été déféré devant le Parquet d'Abidjan Plateau, le 3 mai 2016, il pourrait être poursuivi pour utilisation frauduleuse d'éléments d'identification de personnes physique et morale et d'escroquerie en bande organisée sur internet.

Arnaques aux sentiments et à l’héritage, sextorsion, faux usage de faux, usurpation d’identité…

Conduit dans les locaux de la PLCC pour y être interrogé à la suite à son interpellation, RAIMI ABDOULAYE dit « COMMISSAIRE 5500 » n'a pas tardé à avouer qu'il pratique la cyberdélinquance, cela depuis 1 an. Une activité camouflée derrière un commerce de produits cosmétiques. « Je pratique la cyberescroquerie ». Il a révélé qu’il a plusieurs modes opératoires. « Je pratique le love tchat et l'arnaque à l'héritage », a-t-il déclaré.

Le love tchat ou encore l’arnaque aux sentiments consiste pour le cyberdélinquant à jouer de charmes afin d'obtenir de l'argent de sa victime ou il peut aussi enregistrer des communications privées (vidéos à caractères sexuels) d’elle, et par la suite la faire chanter. Il s’agit du sextorsion. Le cyberdélinquant se fait très souvent passer pour une personne du sexe opposé, en usurpant une identité.

Quant à l'arnaque aux faux héritages, il s'agit pour le cyberdélinquant de faire croire en un héritage providentiel destiné à la victime, en échange de certains frais (imaginaires) que celle-ci doit payer avant de le recevoir.

Ces faits ont été corroborés par le Laboratoire de Criminalistique Numérique (LCN) de la Direction de l'Informatique et des Traces Technologiques (DITT). En effet, l'analyse des éléments saisis en sa possession a permis de découvrir une dizaine de victimes (française, italienne, ivoirienne) dont une institution financière.

Le LCN a également découvert de faux documents administratifs (passeport, cartes d’identité, relevé bancaire, reconnaissance de dettes, trésor public, justice, police nationale et interpole). Le suspect avait aussi, une double identité. Il avait en sa possession 2 passeports de différentes nationalités.

Un préjudice de plus de 40 000 Euros

De ses victimes, le suspect aurait extorqué plus de 40 000 Euros, soit environ 26 000 000 F CFA.

Agé de 22 ans, RAIMI ABDOULAYE dit « COMMISSAIRE 5500 », avec les rondelettes sommes accumulées de ses larcins, devient le nouveau ''roi'' des nuits abidjanaises.

Il vole pour vivre en roi

«Les liasses de billets de banque que je distribue lors de mes sorties sont le fruit de mes escroqueries sur internet ». Ce sont les mots de RAIMI ABDOULAYE dit « COMMISSAIRE 5500 ». Ainsi, le suspect ne manquait pas d'étaler ''sa fortune'' en distribuant de l’argent dans les boites de nuit.


Une mauvaise influence pour les plus jeunes

Un mode de vie qui séduit de plus en plus de jeunes, qui refusent les valeurs du travail au profit du gain facile et de la ''belle vie''. Une façon de vivre qui une fois de plus montre que les cyberdélinquants n'ont aucune morale. La seule logique qu'ils poursuivent c'est l'appât du gain à tout prix.

Ils sont nombreux ces jeunes à vouloir les copier, après avoir vu le mode de vie de ces cyberdélinquants. Cela, en toute meconnaissance de ce à quoi ils s'exposent (lourdes peines de prison), et du mal qu'ils font aux victimes.

La lutte contre la cybercriminalité dans nos pays est donc l’affaire de tous. Les parents, la famille, le pouvoir public doivent pouvoir s’assurer que la jeunesse suit les bons exemples. Et si beaucoup a déjà été fait en matière de sensibilisation, le chantier est encore vaste.

Pour l’heure, la PLCC vous exhorte une fois de plus à la prudence.


 


 


 

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