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UN FAUX AGENT IMMOBILIER MIS HORS D’ÉTAT DE NUIRE

La saturation du marché de l’immobilier à Abidjan, n’est un fait nouveau pour personne. L’inadéquation entre l’offre et la demande, fait de la quête d’un logement un véritable parcours du combattant. Tous aspirent à un toit décent, pouvant les protéger de diverses intempéries. En plus des traditionnelles offres immobilières, qui se faisaient de bouche à oreille ou via des annonces dans les journaux, nous avons l’ère du numérique qui présente une nouvelle option. Celle de voir et de se procurer une maison via internet. Les plus chanceux y trouvent gain de cause, quand les autres se heurtent à la ruse de fins escrocs. Le récit suivant, vous en dira plus sur leur mode opératoire.

Mr G est depuis peu à la recherche d’une maison. Il manque cruellement de temps à cause de son travail. Il se résout à faire des recherches sur Facebook. Certaines connaissances y ont trouvé leur bonheur alors pourquoi pas lui se dit-il ? Il tombe sur une alléchante proposition de location dans un quartier de la place. Sans tarder, il joint S., l’auteur de la publication. Celui-ci le rassure de la disponibilité de l’appartement et le met en contact avec un certain SB, qui est le propriétaire de la maison. G contacte SB. Une date est convenue pour la visite des locaux et SB se propose d’être lui-même, le guide de son prochain locataire. La visite effectuée, G verse la somme de 350 000 F CFA soit 539 EUROS au titre de l'avance et de la caution à SB. Le propriétaire à son tour, lui remet les clés et l'informe qu’il peut s’installer quand il le voudra. Affaire conclue, G se rend dans la bâtisse le lendemain, pour d’éventuels travaux en vue de son prochain déménagement. Grande fut sa surprise, lorsqu'il constate qu’aucune des clés ne correspondait aux serrures. C’est à ce moment qu’il est informé par les riverains que le logis n’appartient nullement à SB. G tombe des nues. Il avait pourtant visité les locaux la veille. Sur le champ, il tente de joindre S et SB qui restent injoignables. Il se rend compte de l’imposture, dont il vient d’être victime et saisit d’une plainte la PLCC (Plateforme de Lutte contre la Cybercriminalité).

Soutenue par le LCN (Laboratoire de Criminalistique Numérique), les investigations de la PLCC ont conduit à l’interpellation du nommé BKJ alias SB. L’audit des éléments d’enquête, ont permis de découvrir que BKJ était l’auteur de l’annonce émise sur Facebook, mais également S que G avait premièrement contacté. Lors de son interrogatoire, BKJ reconnaît les faits qui lui sont reprochés. Le suspect affirme être le faux propriétaire ayant reçu le versement.

BKJ a finalement été mis à la disposition du Parquet et pourrait être poursuivi pour escroquerie sur Internet.