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UNE MINEURE ÉCHAPPE AUX GRIFFES D’UN PRÉDATEUR SEXUEL

Les réseaux sociaux font désormais partie de notre quotidien, en particulier celui des jeunes. Il faut cependant s’en servir à bon escient. Malheureusement, ils ont été détournés de leur objectif principal à des fins délictueuses. Le chantage à la vidéo en est un exemple. Nous ne le répéterons jamais assez, soyez prudents sur Internet au risque de vous retrouver dans la même situation que VG.

VG, élève âgée de 15 ans possède comme la plupart des jeunes de son âge un compte Facebook. Elle y fait la rencontre d’un certain BA avec lequel elle sympathise. S’ensuit différents échanges qui transforme cette amitié en une relation amoureuse. La confiance s’installe et les tourtereaux deviennent de plus en plus intime. À la demande du nouvel amoureux, VG lui fait parvenir des photos et vidéos coquines. Cela a pour but d’entretenir leur idylle. Chose que BA apprécie énormément. Plus la relation avance, plus VG apprend des choses pas cohérentes sur son compagnon virtuel. Elle découvre en fait qu’il a 32ans, or il lui avait faire croire qu’il en avait 18. Elle décide alors de mettre fin à leur histoire. Un jour, alors qu’elle navigue sur internet, elle reçoit un étrange message de son ex amoureux. Celui-ci la menace de publier les images et films à caractère sexuel qu’elle lui a jadis envoyé. Apeurée et étant mineure, VG informe son géniteur du chantage dont elle fait l’objet. Accompagné par son père, elle saisit la Plateforme de Lutte Contre la Cybercriminalité (PLCC).

Le suspect a été interpellé grâce aux investigations menées par la PLCC, en collaboration avec le Laboratoire de Criminalistique Numérique ( LCN). BA lors de son interrogatoire, déclare avoir fait la connaissance de VG via Facebook. Aussi il reconnaît l’avoir menacé. A la question de savoir pourquoi avoir agir de la sorte ? Il répond qu’il voulait juste plaisanter pour renouer le contact avec elle. Mais il ajoute qu’il n’a pas mesuré l’ampleur de son acte.

Pour conclure, BA a été mis à la disposition du Parquet d’Abidjan. Le mis en cause pourrait être poursuivi pour menace de publication d’images à caractère sexuel sur internet.